TV – Orange is the New Black

cover-orangeOrange is the New Black, une série créée par Jenji Kohan pour Netflix, brosse un tableau à l’eau forte de l’univers carcéral féminin aux Etats-Unis. Au centre de cette comédie dramatique se trouve Piper Chapman, une yuppie trentenaire qui, avant de retourner à ses légumes bio et ses smoothies à $8, doit purger une peine de 14 mois pour un crime qu’elle a commis quelques 10 années plus tôt. Si le postulat de départ est déjà vu — le citoyen modèle derrière les barreaux qui doit s’adapter aux règles de la prison — le traitement tout en nuance du sujet apporte un véritable vent de fraîcheur sur le genre.

Orange is the New Black ne se contente pas d’aborder les problèmes que rencontrent les détenues au quotidien mais bien les problèmes que l’on trouve de l’autre coté du mur de la prison, comme si le grillage barbelé n’était en réalité qu’une protection contre la folie du monde extérieur. Ségrégation raciale, homophobie, système éducatif inégalitaire… tous ces sujets sociaux sont passés à la loupe du microcosme de la maison d’arrêt de Lichfield.

La force de cette série est de ne pas jamais sombrer dans le mélodramatique. Plutôt que de citer l’évidence — oui, le quotidien d’une prisonnière est dur — Orange is the New Black choisit plutôt de ponctuer la morosité du quotidien par des éclats de rire fugaces mais intenses. Une série à ne pas manquer, ne serait-ce que pour la performance d’anthologie de pratiquement tous les membres du cast.