The Stag

stag_coverIl y a de grandes chances que vous ayez déjà vu un film monté sur la même trame que The Stag. On y suit un groupe de potes qui, le temps d’un weekend, se retrouvent à délier le sac de noeuds que sont devenues leurs relations amoureuses, sociales et professionnelles. Perdus en pleine campagne irlandaise les six protagonistes sont censés célébrer l’enterrement de vie de garçon de Fionnán. L’idée de gambader dans les bois pendant deux jours n’était déjà pas vraiment du goût de ces citadins endurcis, mais quand le frère de la future mariée (répondant au nom de The Machine) incruste le groupe, la fête tourne définitivement à l’aigre.

Le thème de l’enterrement de vie garçon qui tourne mal est archi-vu et revu, mais le traitement permet à cette comédie de garder un fond d’air frais. La structure du film est extrêmement classique, voir cousue de fil blanc, mais un charme très particulier se dégage de ce long métrage. J’ai toujours un petit faible pour les films qui sortent des circuits de production traditionnels. Pas que je veuille faire le malin dans les soirées mondaines, c’est plutôt que je trouve rafraichissant de voir un casting composé d’inconnus (pour moi en tout cas).

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Sous ses dehors de grande farce The Stag essaye aussi d’intégrer des problèmes contemporains. Ce n’est pas toujours fait avec la plus grande délicatesse mais au moins la volonté est là. On pourrait aussi reprocher à l’auteur de vouloir conclure chacune des trajectoires personnelles ouvertes pendant le film avec un peu trop d’insistance mais ce serait bouder le plaisir simple de voir ce groupe de mecs essayer tant bien que mal de se dépêtrer d’un environnement austère qu’ils ne maitrisent pas — un environnement rude qui sert surement de métaphore aux difficultés économiques et sociales que traverse l’Irlande.

Le film n’est pas encore sorti en France il me semble et je ne crois pas avoir vu de trailer sous-titré français.